Le jour où j’ai décidé d’avoir un enfant

Nous entrons dans une catégorie d’articles un peu plus personnelle, une catégorie « confessions ». Nous avons envie de vous en dire plus sur nous, d’en savoir plus sur vous, votre expérience, vos sentiments. Nous avons notre vie de femme, d’épouse et de maman. Nous sommes toutes les deux des mamans gagas, à des échelles différentes, sur des points différents et avec une façon différente de l’exprimer, comme vous toutes.

Pour rappel, Magali a une petite filles de 2 ans et Valinda a un petit garçon de 7 ans.

Nous lançons ce premier sujet : Le jour où j’ai décidé de devenir maman. Parce que ce choix nous l’avons fait, nous n’avons pas eu de grossesse surprise et nous étions prêtes (ou presque) mais commençons par le début…

L’expérience de Magali

Aussi loin que je me souvienne j’ai toujours aimé les enfants, les jeunes enfants, j’aime jouer avec eux, partager leurs univers et je pense que je me prête facilement aux jeux et activités en tous genres. Pour autant, je ne voulais pas d’enfants. J’estimais qu’avoir un enfant c’est quelque part renoncer à une certaine forme de liberté. Liberté que j’avais eu du mal à entrevoir dans ma jeunesse avec une mère hyper protectrice (adorable, mais angoissée à outrance me posant de ce fait des limites à beaucoup d’expériences « parce qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver ») et un père pour qui seule l’obligation de résultats compte (me contraignant d’une certaine façon à jouer les petites filles modèles et me convaincre que je l’étais pour avoir son approbation). Ma liberté en devenant adulte m’a semblé tellement douce et agréable que je n’étais pas prête à l’abandonner pour me mettre dans une nouvelle case : celle de maman.

Les expériences se font, de nouvelles arrivent et les choses faisant, j’ai rencontré mon mari, qui lui avait une petite fille (de 2 ans et demi à l’époque) d’une précédente union. Même si je prenais plaisir à jouer avec ma belle-fille les weekends où elle était avec nous, j’étais heureuse de retrouver ma liberté une fois qu’elle retournait chez sa mère : pouvoir sortir le soir avec mon mari si on le souhaitait, regarder n’importe quel programme à la télé sans se demander si c’est trop violent, pas adapté pour un enfant, ne pas passer 4h à table pour tenter de faire avaler un légume ou un fruit quel qu’il soit à un enfant et surtout pouvoir me blottir contre mon mari quand j’en ressentais le besoin, sans avoir à gérer les crises de jalousie d’une enfant « c’est mon papa ». Ma vision des choses de l’époque était peut être et très certainement égoïste d’une certaine façon, mais nous avons dit « confessions » en sujet de cet article, alors autant que je sois franche et honnête avec vous.

Et puis les choses changent, petit à petit, sans bien s’en rendre compte. L’approche de la trentaine arrive et je m’émeus plus que de raison lorsque je vois un nouveau né dans la rue, je me prends à ressentir un manque les weekends où ma belle-fille est avec nous et que je l’entends appeler son père « papa » et moi « Magali ». Le mot « maman » m’a manqué avant même que je ne réalise que je voulais être mère. Et les discussions avec mon mari ont commencé. Il ne voulait plus avoir d’enfants, ne se sentait pas prêt à attaquer de nouveau la période des couches et des nuits fragmentées. Et plus il résistait, plus j’avais l’impression qu’il voulait m’ôter une partie de moi et je me suis battue encore plus fort pour cette idée d’avoir un enfant.

Nous avons fini par nous mettre d’accord, mais avons décidé de nous laisser un an ou deux avant d’en avoir. Ce qui me convenait parfaitement, ça me laissait le temps de me préparer psychologiquement, de prendre mes marques à mon nouveau travail. Et puis nous sommes partis en weekend en amoureux. J’arrivais à la fin de ma plaquette de pilule, mais nous serions rentrés à temps et la seconde plaquette m’attendait à la maison. Aucun problème, sauf que la vie est faite d’une drôle de manière. Mon beau-père est décédé durant ce weekend, nous sommes rentrés en région parisienne le plus vite possible et sommes restés chez ma belle-mère plus d’une semaine pour l’aider à tenir le coup. J’ai emprunté ses vêtements pour me rendre la journée au travail étant donné que nous ne sommes pas repassés par la maison et je n’ai plus repensé à ma plaquette de pilule qui m’attendait au chaud à la maison. D’un décès et d’une souffrance est ressortie une nouvelle forme d’amour : ma petite Albane, mais ça c’est une autre histoire.

L’expérience de Valinda

Depuis toute petite, je sais qu’adulte, je veux des enfants. Je viens d’une famille de deux parents qui s’aiment beaucoup, et j’ai un petit frère et une petite sœur. Notre famille est très unie et je pense que c’est ce modèle qui ne m’a jamais fait douter quant à ma volonté de fonder ma propre famille.

J’ai eu des expériences amoureuses dans ma jeunesse, comme tout le monde, mais l’envie d’enfant ne m’était jamais venue.

Quand j’ai rencontré mon conjoint, il avait déjà eu une vie personnelle bien remplie (un premier mariage et un premier enfant). J’étais très attaché à lui mais encore plus à mes projets personnels. C’est pourquoi, à peine un mois qu’on était ensemble et je lui demandais déjà s’il souhaitait un jour se remarier et avoir d’autres enfants. Si sa réponse était négative, je me verrai dans l’obligation de mettre fin à notre relation… oui, je suis comme ça moi, mes projets avant tout. Ouf, il a dit oui, on en a bien rigolé et on en rigole encore.

Un an plus tard, l’envie de famille se faisait de plus en plus présente. Nous parlions de nous deux, d’un éventuel nous trois, sans jamais vraiment nous décider de quand. Puis, mon homme a commencé à en parler plus sérieusement. De mon côté, je disais oui un jour, puis non le lendemain, puis oui une semaine après, puis j’hésitais à nouveau… attendant le moment où j’aurai ce déclic qui me dirait « je suis prête ».

Ce déclic n’arrivant pas, je me suis dit qu’il n’arriverait peut-être pas. Je suis quelqu’un qui organise tout dans sa vie et qui aime peu « ne pas savoir », sauf que pour ce genre de chose, on ne sait jamais. Ce que je savais en revanche, c’est que je voulais un enfant avec lui.

Nous avons donc pris notre décision de cette façon. Sans grande garantie, sans grande connaissance. J’ai arrêté mon moyen de contraception et nous voilà partis, ensemble, pour une belle aventure.

Et vous, avez-vous décidé d’avoir un enfant ? Le choix a-t-il été difficile ?

10 réflexions au sujet de « Le jour où j’ai décidé d’avoir un enfant »

  1. Très bel article. Il en ressort que dans un projet comme celui ci, il reste toujours une part d’incertitude et de questionnement malgré l’envie… c’est ça aussi qui fait la beauté des souvenirs après.

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  2. Pour nous c’était un bébé surprise, 6 mois avant j’avais fait une fausse couche et je ne pensais pas que ça aller ce reproduire aussi vite. Mais on a pas hésiter une seule seconde a la garder, et on ne regrette pas du tout notre choix, malgré les peurs et nombreuse question que je me posé.

    Aimé par 1 personne

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